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Disparue de la scène du show biz malien depuis sa bévue lors de la rentrée culturelle 2006 à Mopti, Ramata Diakité était, le vendredi 4 avril dernier, l'invitée de l'émission musicale Top étoiles. Comme il est de tradition dans cette émission, le présentateur Sidi Mohamed Koné dit Junior a tout d'abord fait le portrait de son invitée. Ramata est née au sud du Mali, dans la région du Wassoulou.
Dans sa famille, personne ne chante, et l'on n'envisageait pas que quiconque puisse se lancer dans la chanson. Vers l'âge de douze ans, elle commence pourtant à fredonner en cachette, en s'accompagnant d'une calebasse. L'une de ses tantes, Djénéba Diakité, lui demande de participer comme choriste à l'enregistrement de sa première cassette. C'est le début de sa carrière musicale, que ses parents ne voient pas du tout d'un bon oeil. Comme choriste, Ramata manifeste des potentialités vocales remarquées et cela lui permet de voyager en France et en Afrique de l'Ouest et d'acquérir une grande expérience des concerts et du milieu musical. Elle est alors sollicitée par de nombreux artistes et arrangeurs pour faire leurs choeurs, notamment Samba Diallo, Yoro Diallo et Tenin Sidibé. En décembre 1995, Ramata Diakité enregistre sa première cassette et réalise l'une des meilleures ventes au Mali en 1996. Elle donne ensuite de nombreux concerts et participe même, avec Salif Keïta, à une soirée malienne organisée en octobre 1997 à la Cité de la Musique à Paris. "Na", son second enregistrement sera réalisé à Bamako, avec la complicité d'Yves Wernert, au studio Bogolan. "I dance" est le troisième album composé par Ramata Diakité, sa production ayant été assurée par Alassane Soumano. Son quatrième album "Confirmation" sort en 2000 avec la complicité de Djamnati Production. "Djonya" et "Artiste" complètent la liste des albums de l'enfant du Wassoulou. Après la présentation de l'invitée, c'est Koko Dembélé qui a ouvert le bal, en interprétant "Mopti" la Venise malienne. Ramata Diakité fera ensuite sa première prestation, avant de laisser le plateau aux jeunes révélations de l'émission. Puis le petit esclave de présentateur, Sidi Mohamed Koné, lui posera des questions complémentaires sur le fait qu'elle était absente de la scène malienne depuis quelque temps. "Je suis en train de travailler actuellement sur mon septième album, qui comptera treize titres, tous acoustiques", c'est-à-dire que l'ensemble des instruments qui seront utilisés sont des instruments de musique traditionnels. Il n'y aura aucun son électronique, selon la volonté des fans de l'artiste, qui veulent qu'elle continue à faire de la musique traditionnelle, comme elle le faisait à ses débuts. Ramata Diakité affirmera qu'elle n'a rien changé dans sa façon de travailler et que tout le monde trouvera son compte dans l'album, dansant pour les mélomanes, endiablé pour les jeunes et plein de sens pour la vielle génération. Ce septième album prouve la maturité de l'artiste, qui commence à se faire une place de choix dans le monde du show biz. Bien sûr, depuis ses débuts, elle a connu des hauts et des bas, avec des moments d'ascension grâce aux différents albums qu'elle a pu mettre sur le marché. Le reste de l'émission fut composé des prestations de différents artistes et du classement des meilleurs titres du moment. Les responsables de l'émission doivent revoir ce classement, qui ne reflète pas la réalité. En effet, certains artistes ne sont plus dans le Top, mais continuent pourtant de figurer dans le classement. D'autres sont dans le classement sans raison, sinon peut-être pour leur faire plaisir. C'est du moins l'avis de quelques observateurs qui pensent que le classement de Top étoiles doit changer de formule. Le présentateur a donc du pain sur la planche. Le petit Koné doit tout faire pour les choses marchent comme il le faut, d'autant que l'ORTM n'est plus une télé regardée par les seuls Maliens.
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